Découvrons ensemble les furins, ces cloches japonaises dont les plus célèbres sont fabriquées par l’artisan japonais à la très grande renommé : Iwashu. Très semblables aux carillons à vent qui sont, eux, très proches de la philosophie du feng shui.

Les origine des cloches furin

Inspirés des carillons à vent chinois, ils ont été importés aux Japon il y a plusieurs millénaires.
Originellement, et encore aujourd’hui, ces cloches étaient accrochées aux temples religieux et avaient la particularité de faire fuir les mauvais esprits.

Le bronze, matériau historiquement utilisé pour leur fabrication, était un alliage luxueux. Seules les classes élevées et les samouraïs pouvaient se permettre de s’offrir des furins pour un usage domestique.
Ce n’est que bien plus tard, pour les rendre plus accessibles, que d’autres matériaux ont été utilisés pour leur fabrication.

Au fil du temps, les cloches furins se sont ancrées dans la culture japonaise et ont acquis de nombreux usages.

Particularités des cloches furins Iwashu

Bien plus que de simples cloches, l’Histoire et les générations ont parfait l’art de fabrication des fûrins. Aujourd’hui caractérisées par la marque de fabrique Iwashu, elles sont devenues une véritable institution au Japon et font des adeptes partout autour du monde.

  • Battant : Il est l’outil de résonance par excellence. Le battant est à l’origine du son produit par la cloche. En métal, elles sont lourdes et permettent de mieux diffuser faire vibrer la clochette et produire un son unique.
  • Girouette : Généralement en métal, la girouette des furins est particulière puisqu’elle est en papier. Très légère et jolie, elle est brassée en continu par le vent et offre un aspect particulier à la cloche. Les locaux la nomment le tansatsu, et elle s’envole au bout d’un certain temps.
  • Clochette : Les clochettes des furins fabriquées par Iwashu sont exclusivement en fonte. C’est la marque de fabrique de l’artisan, elle fait la renommée de la cloche et est un signe qui la distingue des autres cloches, qui peuvent être fabriquées à base de verre ou de faïence.

Au Japon, il y a une célèbre tradition lorsque l’on achète une cloche furin Iwashu. Il s’agit d’écrire un petit poème de trois vers (le haïku) sur le tansatsu – la girouette dont nous avons parlé précédemment – qui fait généralement allusion à un vœu. Lorsqu’il prend le vent, la volonté de l’auteur est censée s’accomplir.

Où placer la cloche Iwashu ?

Il n’y a pas d’emplacement attitré à la cloche Iwashu. Néanmoins, il est de coutume de la situer en extérieur. Que ce soit à une porte, une fenêtre ou dans votre jardin, elle aura le même usage.
Il est également de bon augure d’en placer à des endroits où il y a du passage, afin que leur utilité ne soit pas vaine.

Enfin, dans chaque temple religieux il y a des furins accrochées et qui font résonner le vent dans le but de chasser les mauvais esprits.

Les vertus du furin

Que ce soit en tirant sur le battant ou par la force naturelle du vent, chaque son de cloche est un voyage.
Pendant les périodes de chaleur extrême, les japonais aiment entendre ce doux bruit qui a la faculté de rafraîchir leurs chaudes journées d’été.

Elles sont également un petit coin de paradis pour les petits oiseaux, qui peuvent s’y recueillir et en faire leur refuge, duquel ils peuvent à leur tour chanter.

Agréable à l’oreille, la cloche Iwashu ne fait donc pas que chasser les esprits et est devenue une véritable institution. Au même titre que les carillons à vent chinois, elles sont également utilisées pour soigner grâce à leur sonorité si particulière. La sonothérapie utilise ces merveilleuses cloches pour guérir de nombreuses maladies physiques, mais également pour réduire l’anxiété et provoquer un sentiment de bien-être.

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