Inventés il y a des milliers d’années en Asie, les carillons éoliens symbolisent la douceur et la quiétude. Le vent qui les traverse révèle leurs sonorités apaisantes. Levons le mystère de leur sérénité magique.

Mais d’où provient le joli son des carillons à vent ?

Les carillons à vents sont en général composés de 5 à 8 tubes ou lamelles de métal (cuivre, aluminium…), d’alliage (laiton, bronze…) ou de bambou. Accrochés à l’entrée ou à l’intérieur des maisons, ils tintent sous l’action des mouvements de l’air, ou lorsqu’on les effleure. Les différentes longueurs des tubes permettent toute une palette de sonorités. D’autres objets suspendus, comme des clochettes, des pierres ou de petites formes de verres peuvent aussi constituer ou compléter le carillon.

L’origine et la symbolique des carillons à vent

Les premiers carillons à vent ont probablement été fabriqués en Chine. Il est en Asie très relié à la pratique du Feng Shui. Entre art et croyance mystique, le Feng Shui propose d’aménager les habitations de façon à optimiser les circulations d’énergie. Selon cette croyance, le vent est, avec l’eau, un des deux éléments indispensables à la circulation de ces flux d’énergie. Le Feng Shui attribue donc des propriétés différentes aux carillons (combattre les malheurs et les malchances, attirer la prospérité…) selon le nombre de leurs tubes, ou leur emplacement dans la maison, la disposition privilégiée étant le centre de la maison et les quatre points cardinaux.

Les romains n’étaient toutefois pas en reste : les tintinnabulum, suspensions à clochettes préservaient eux aussi les maisons du mauvais sort. Plus prosaïquement, les carillons placés dans les champs permettaient d’effrayer les oiseaux et autres petits ravageurs de cultures, favorisant ainsi de meilleures récoltes.

Répandus maintenant dans le monde entier, qu’on soit adepte du Feng Shui ou non, ils égaient les maisons et leur tintement harmonieux aide à la détente de leurs habitants.

Quel carillon à vent choisir ?

Tout dépend de vos goûts esthétiques et musicaux. Vous pouvez privilégier l’aspect décoratif, la pureté du son, le caractère ésotérique…

  • Les carillons à tubes métalliques sont accordés par le fabricant pour produire un timbre mélodieux. La tonalité dépendra du matériau utilisé et de la longueur des tubes. Pour une utilisation en extérieur l’aluminium est plus robuste. Les tubes sont souvent combinés avec d’autres suspensions, (clochettes, formes diverses…) dans un but décoratif ou d’élargissement de la palette sonore.
  • Les carillons de bambou procurent une impression plus authentique. Leur tonalité est plus grave et plus exotique. Mais il est préférable de les accrocher à l’abri des intempéries et de traiter leur bois pour préserver leurs propriétés. Les carillons de bambou sont parfois combinés au métal (bambou plaqué sur métal), produisant une sonorité mixte très agréable elle aussi.
  • Une autre famille de carillons est constituée d’un ensemble de fils où sont accrochés de petites formes géométriques, de nacre ou de verre. Le son est plus cristallin mais aussi moins varié que celui des carillons à tubes. Mais du point de vue décoratif ils offrent une jolie gamme de couleurs.

Et les autres carillons ?

– Le mot carillon évoque en français l’idée de cloche. L’instrument de musique ainsi nommé, présent le plus souvent dans les églises, comporte au moins 4 cloches, et jusqu’à plusieurs dizaines. Elles sont actionnées à la main par leur corde, ou par un clavier et un pédalier, comme on peut le découvrir dans le célèbre film « les Ch’tis ».

– Le carillon d’orchestre est lui composé de tubes, rappelant le carillon éolien, frappés par un maillet.

– Le carillon japonais orugoru est composé de 5 cloches de bronze de taille décroissante suspendues à un fil. Elles aussi sont frappées par un maillet pour obtenir le son.

Tous les carillons ont comme point commun le tintement harmonieux d’un objet creux bousculé par le vent ou manuellement, mais aussi une idée d’élévation spirituelle. Faites entrer un peu de magie dans votre maison ou votre jardin…

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